Abdukerim Osman Chimani and his ensemble propose with this performance of "muqam" Nava hitherto unavailable in the West, a return to the most ancient tradition of classical Uyghur repertoire, the Onikki Muqam (Intangible Cultural Heritage of Unesco). Faithful to the aesthetic of the Ancients, in this refined chamber music (singing, lutes, fiddles, cimbalom, framed drum) closely related to the traditions of Persia, Turkey, Arabia and Central Asia, music and poetry are combined in a single impulse.
Abdukerim Osman Chimani et son ensemble proposent à travers cette interprétation inédite en Occident du muqam Nava, un retour à la tradition la plus ancienne du grand répertoire ouïghour d’Onikki Muqam (Patrimoine Immatériel de l’UNESCO) : fidèle à l’esthétique des Anciens, une musique de chambre raffinée (chant, luths à archet, vièles, luths, cymbalum, tambour sur cadre), voisine des traditions persane, turque, arabe et d’Asie centrale, alliant dans une même inspiration musique et poésie.
La « Région autonome ouïghoure du Xinjiang », à l’ouest de la Chine, couvre une étendue de deux fois et demie la France, dont la plus grande partie est désertique. Elle est peuplée par près de dix millions d’Ouïghours et autant de Chinois Han. Cet espace, historiquement appelé Turkestan, est occupé depuis au moins deux millénaires par différents groupes de la grande famille des Türks. D’abord établis en Mongolie, les anciens Ouïghours qui se considèrent comme les descendants des Huns, descendirent vers le sud. Le Turkestan était un passage obligé des routes de la soie, notamment pour les Ouzbeks à la culture très proche. Il est difficile de défaire l’écheveau des différentes ethnies türk qui ont occupé ces espaces, sans compter les Mongols et les antiques peuplements indo-iraniens. Toujours est-il qu’à partir de....... wiêcej