Kodé di Dona brings the Funana tradition to life, recounting (both critically and humourously) the hardships of everyday life, to a driving rhythmic backing from José Vaz on the ferrino (iron pipe idiophone), and lively, melodic accordion accompaniments: a rural art fed with mazurka, waltz, quadrille, samba, coladeira... The recordings (16 tracks) were made in Cape Verde in 1995 and were originally released by Ocora Radio France the following year. The 38-page Eng/Fr booklet contains a wealth of information on the artist, the nation, the music.
Kodé di Dona anime la tradition du funana, qui allie rythmes soutenus et mélodies alertes de l’accordéon à une chronique (souvent critique) d’un quotidien difficile : un art rural nourri de mazurka, valse, contredanse, samba, coladeira...
Pendant les cinq siècles qui ont suivi leur découverte par les Portugais, les Îles du Cap-Vert furent un « laboratoire de l’humanité » où sur une terre initialement vide, s’est opérée la rencontre forcée entre cultures européennes et africaines. Ce choc engendrera une langue, le créole, support d’une identité qui a élu la musique et la poésie pour exprimer sa farouche vitalité face aux épreuves de l’Histoire.
Sur l’île de Santiago, le relief extravagant, la sécheresse et la famine favorisent la fuite des esclaves dans les replis de l’intérieur : l’île reste ainsi la plus africaine de l’archipel, même si Portugais et Africains partagent la peine du pays perdu ; sodade, la nostalgie, sert de dénominateur commun.
C’est là que naît Kodé di Dona, le « père du funana », résultat du détournement de l’accordéon européen par une population noire marginalisée : érotisme, raillerie, dénonciation, appel à la mémoire, douleurs dissimulées sous un voile de pudeur ou de malice, la voix de Kodé di Dona, exprime tout cela et passe de la souffrance....... więcej |